MASA 2026 – Tambours Kebero montés pour en faire une batterie, masingo (forme de violon), krar (lyre à six cordes composée d’un cadre de bois) et voix polyphoniques… La musique de Fendika est multiforme. Les instruments sont traditionnels à la base, mais adaptés pour les plus grandes scènes du monde.
Fendika, groupe de musique venu d’Éthiopie, allie danse, discours, envolées lyriques, comédie et une forte interaction avec le public. Les artistes étaient sur la grande scène du Marché des arts du spectacle africain d’Abidjan (Masa), ce lundi 13 avril 2026, au sein du Palais de la Culture d’Abidjan.
Pour son baptême du feu à Abidjan, la troupe créée par Melaku Belay, chanteur et chorégraphe, a émerveillé le public. Des spectateurs se sont laissés emporter par leur musique. Un homme essoufflé, après avoir insisté sur un pas de danse, lâche : « Les Hindous là sont forts hein ». Et à un autre d’informer : « Non. Ce sont des Ethiopiens ».
L’Éthiopie a brillé dans toute son expression musicale. La foule le leur a bien rendu, en chantant (ce qu’elle a pu) et exécutant les pas les plus simples. La scène a été le moyen d’établir un pont, entre ces artistes venus sublimer leur tradition et un auditoire à majorité francophone.
Le langage de la musique s’est exprimé. Les protagonistes se sont compris et la fête a été belle au point où la séparation (fin du spectacle) a été difficile. Au moment où le groupe descend de la scène, les sonorités résonnent encore dans les têtes des spectateurs. Cette musique qu’ils ne connaissaient pas, mais qui avait un air de déjà entendu.
SANOU A.

