Marionnettes – Au milieu de la fièvre créative de la 14ème édition du Marché des arts du spectacle africain (Masa) d’Abidjan, un spectacle tout en couleurs et en tendresse, signé de la compagnie Pataclowns, a conquis petits et grands : « Les Fables du Baobab ».
Ce vendredi 17 avril 2026, dans la salle Kodjo Ébouclé du Palais de la Culture Bernard Binlin Dadié, ce spectacle de marionnettes et de théâtre jeune public a revisité avec malice et poésie quelques-unes des célèbres fables de Jean de La Fontaine.
Sous la direction artistique de Fidèle Baha [accompagné de Hyacinthe], le public a eu droit à une adaptation colorée, ludique et éducative qui mêle harmonieusement humour, musique et manipulation de marionnettes. Le lièvre et la tortue, le corbeau et le renard, la grenouille qui se veut faire aussi grosse que le bœuf, la Cigale et la fourmi,… autant d’histoires du célèbre fabuliste français qui ont été chaudement applaudies.
Sur la scène, les marionnettes, manipulées avec virtuosité, prennent vie dans un décor inventif et coloré. Le spectacle alterne moments comiques, chansons entraînantes et réflexions douces sur la vanité, l’entraide ou la ruse.

Le public rit aux éclats devant les facéties des personnages, mais ressort aussi avec des messages simples et profonds adaptés à un jeune public tout en restant savoureux pour les adultes. Les acclamations et les rires aux éclats soulignent la qualité visuelle, la joie communicative des interprètes et l’accessibilité du propos.
Avec « Les Fables du Baobab », la compagnie Pataclowns réussit le pari audacieux de dialoguer avec un patrimoine européen classique tout en l’ancrant dans une esthétique et une sensibilité africaines. Le baobab n’est pas qu’un décor : il symbolise la transmission orale, la sagesse collective et la vitalité d’un continent qui raconte ses histoires depuis toujours.
Pour les enfants, c’est une porte d’entrée joyeuse vers la littérature et les valeurs morales. Pour les parents et professionnels, c’est une démonstration que le théâtre de marionnettes peut être à la fois populaire, exigeant et résolument contemporain.
M’Bah Abou-Bakar

